À l’aube d’une nouvelle saison de Division 1 féminine, les Pharaons d’Évry ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire. À la tête de cette équipe ambitieuse, Sophat Chum prend les rênes d’un groupe rajeuni, talentueux et déterminé à jouer les premiers rôles. Entre nouvelles arrivées, montée en puissance de jeunes joueuses prometteuses et ambitions affirmées sur la scène nationale comme européenne, tous les ingrédients semblent réunis pour vivre une saison palpitante.
Dans cette interview, le Head Coach des Pharaons revient sur son nouveau rôle, la construction de son effectif et les objectifs élevés de l’équipe pour 2026.
Tu prends cette année la tête de l’équipe D1 féminine des Pharaons. Comment abordes-tu ce nouveau rôle de Head Coach, et qu’est-ce qui change pour toi dans cette fonction ?
C’est un honneur pour moi de prendre ce rôle surtout avec une telle équipe. Avec le retrait d’Yvan Couvidat et Cheick Fanny au niveau staff, il a fallu trouver des personnes sur qui compter afin de continuer à faire progresser ce collectif et pour cela j’ai la chance d’avoir un ami pour m’épauler, dont on a fait connaissance à travers le softball, qui est Brice Deumeni. Ce sera sa toute première expérience en D1 mais il a une approche intéressante et nous avons quelques points similaires, c’est pour cela que je lui ai proposé d’intégrer le staff pour 2026. Nous serons que tous les deux sur l’année entière mais nous avons certains joueurs expérimentés de la D1 baseball/softball qui viennent apporter et transmettre leurs connaissances à nos joueuses de temps en temps. Par rapport à l’année dernière, ce qui a changé c’est qu’avec une année d’expérience cela m’a permis de mieux comprendre les différents aspects du haut niveau et donc d’avoir une meilleure approche sur ce qu’il y avait à travailler durant la phase hivernale.
L’effectif a été renouvelé avec beaucoup de jeunes joueuses très prometteuses. Qu’est-ce qui t’enthousiasme le plus dans ce groupe ?
Je suis très content du collectif que nous avons cette année même si on regrette l’arrêt de joueuses cadres. En effet, le groupe s’est rajeuni mais toujours avec autant de qualités, pour la plupart ce sont des jeunes que j’ai pu coacher en 12U/15U et c’est un plaisir de pouvoir les coacher de nouveau, qui plus est, en haut niveau. Certaines étaient déjà dans le collectif l’année dernière mais cette année elles auront chacune un rôle plus important.
Plusieurs joueuses ont rejoint ou vont rejoindre l’équipe cette saison. Quel impact attends-tu de ces recrues, sur le terrain comme dans le groupe ?
Avec des départs et arrêts de certaines joueuses, il a fallu renforcer le collectif, nous avons décidé d’intégrer des jeunes joueuses prometteuses et qui connaissaient déjà une partie du groupe. J’ai toujours mis un point d’honneur et poussé les plus jeunes à se développer, l’idée ce n’est pas de compter sur elles seulement pour 2026 mais sur les prochaines années, il est convenu de travailler sur du long termes, elles ont déjà bien progressé cet hiver et j’espère qu’elles pourront le montrer sur le terrain. Nous aurons également des joueuses plus expérimentées qui rejoindront le groupe en cours de saison afin de permettre de remporter des titres mais aussi d’accompagner nos joueuses à élever leur niveau de jeu.
Quel état d’esprit veux-tu instaurer au sein de cette équipe pour performer au plus haut niveau ?
A la suite de la coupe d’Europe l’été dernier, j’ai énormément appris auprès des imports que nous avons eu, que je remercierai jamais assez, notamment Candela Figueroa, Zoé Hines & Susannah Anderson, sur comment se rapprocher d’une performance plus ou moins constante au plus haut niveau. Cela m’a permis de mieux reconstruire l’équipe cet hiver, nous avons fait des regroupements qui consistaient à s’entrainer ensemble mais aussi vivre des moments hors softball afin de mieux se connaître et créer un groupe uni. J’ai beaucoup insisté sur l’aspect mental également, je leur ai répété maintes et maintes fois ce mot : POSITIF et je pense que certaines en ont fait des cauchemars ! Je leur ai dit que peu importe la situation où l’on se retrouve, on doit garder un mental et des pensées positives. Et surtout lorsqu’on est au plus bas, si on se noie dans la négativité on pourra jamais remonter la pente. Parfois, ne serait-ce qu’1% de négatif peut détruire les 99% de positif et donc on doit pouvoir rester fort mentalement et collectivement pour passer au-delà de ça. Je pense qu’elles ont pris conscience de l’importance de ces aspects et que ça se verra sur le terrain.
Entre le championnat de France, le Challenge et la Coupe d’Europe, quels sont les objectifs que tu fixes à ton équipe cette saison ?
Après être passé à côté des titres l’an passé, il est évident et clair que l’un de nos objectifs est de remporter au moins un titre national. Nous avons certes un groupe plus jeune mais à ne pas prendre à la légère… En ce qui concerne la Coupe d’Europe, je souhaite au groupe de gagner en expérience, avec les potentiels renforts, il est possible de finir avec une belle place et nous travaillons pour cela donc affaire à suivre !
Avec un effectif renouvelé et plein de promesses, les Pharaons d’Évry version 2026 s’annoncent comme une équipe à suivre de très près. Porté par la vision de Sophat Chum et l’énergie d’un groupe jeune et ambitieux, le collectif affiche déjà une forte identité et une réelle envie de performer. Entre quête du titre national et ambition de briller sur la scène européenne, la saison s’annonce exigeante mais passionnante. Une chose est sûre : les Pharaons auront des arguments à faire valoir… et comptent bien marquer les esprits.